Comité villageois de développement de Kpélé Tsiko
Nous avons rencontré Thomas ABOTSI, président du comité villageois de développement, Komla GBEDZI, président des activités culturelles et sportives KALEDJI, sous-chef. (Tsiko = environ 4’000 habitants, village d’enfance de Sena Alouka ALOUKA et Ferdinand Yawo KONOUTSE)). Les sujets abordés sont le manque d’adduction d’eau, de lieu pour se réunir, nombreuses coupures d’électricité, manque de place au cimetière, besoin de centre de formation, de bibliothèque pour soutenir l’éducation, d’espaces de jeux pour les enfants . Notre projetest accueilli avec ouverture mais sans accrochage concret pour répondre à leurs besoins.
Autorités de la Préfecture de Kpélé à Adéta (7 km de Tsiko)
Nous nous sommes entretenus avecMM. AMOUZOUVI, secrétaire de la préfecture, et Atsou APELI, président du Conseil de préfecture. Nous avons abordé les sujet du manque de débouchés après les formations et l’obtention des diplômes. Conscients de la nécessité de l’éducation et de la formation de leurs enfants, les parents les poussent à étudier mais en fin de compte ça ne débouche sur rien. La préfecture d’Adéta, appuyée par le gouvernement, met en place des programmes de développement pour offrir des solutions avec des projets concrets, à l’instar d’une chambre des métiers pour les artisans et un bâtiment construit pour servir de siège pour cette structure. La préfecture dit qu’elle pourrait mettre du terrain à notre disposition pour créer le centre envisagé dans notre projet. La préfecture cherche des projets comme le nôtre pour les financer (dossier à déposer en septembre 2015 car le budget 2016 est en cours d’élaboration). Si la préfecture participe à ce projet, il devra être cogéré par les deux parties.
Autorités de la Préfecture de Danyi (Apéyémé)
Nous étions accueilli par MM. KPÉGBERNE, secrétaire du Conseil de préfecture, Mapi T’BOGNANE, trésorier, et AGBLAMI, délégué au développement. Nos discussions ont tourné autourdes programmes existants de création d’entreprise, dont PRADEP, FAIEJ, AGAIB ; les jeunes qui expriment des demandes que la préfecture n’arrive pas à suivre ou satisfaire; des projets pour soutenir l’éducation et la formation : organisation de concours, construction d’écoles, mise sur pied de cantines scolaires. Toutefois le problème majeur dans l’éducation est la baisse du niveau des élèves (collégiens et lycéens). Les organes de l’état sont conscients que le système d’enseignement n’offre pas d’opportunités aux étudiants pour entreprendre et s’auto-employer. Nos interlocuteurs parlent de la complication du cursus universitaire avec l’introduction du système LMD (Licence, Master, Doctorat ), qui est modulaire avec plus de matières comparé à l’ancien système. Il estime que ce système est cher pour les étudiants et les familles à cause de l’éloignement des deux universités de leur région…
Comité villageois de développement de Danyi Kpéto
Nous nous entrenons avec MM. Assafoga, chef notable, VOULÉ Mawuéna, secrétaire du chef, et ATSOUTSEVI Kodjo, secrétaire du CVD (avec une lampe de poche qui éclaire vaguement la salle. Ils sont 14 à nous recevoir ! Salutations, génuflexions, présentations, puis on entre dans le vif du sujet, presque exclusivement en EWE). Les discussions ont tourné des besoins du village avec la priorité aux problèmes d’eau, au manque de tables, bancs et de livres pour élèves (4 à 5 élèves par banc prévu pour deux), au toit qui fuit, aux animaux qui vont dans les salles des classes la nuit, au logement des enseignants en ruine, aux effectifs démesurés dans les classes (60 à 70 élèves par classe). Pour eux, l’avenir des jeunes est très préoccupant avec tous ces problèmes auxquels s’ajoute le chômage, les difficultés à transporter les produits agricoles pour les vendre au marché, les longues attentes pour obtenir un véhicule et l’état des routes qui font pourrir les produits avant d’arriver à destination. Clairement on découvre que ce village est enclavé, avec des difficultés de communiquer avec le monde extérieur (le réseau de téléphonie fonctionne rarement).